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norae:biologicus:biomimetisme_note-cours-eme-2019

Journée Biomimétisme Unilasalle EME 2019

Notes de cours produites par les apprenant⋅e⋅s et Xavier Coadic lors du cours de mars 2019 à l'École des Métiers de l'Environnement de Rennes.

Matin

Après un tour de présentation, les participant⋅e⋅s sont invité⋅e⋅s à exprimer ce que le terme « Biomimétisme » évoque chez elles et chez eux.

Présentation du principe de carnet de notes collaboratives en temps rééls via ce pad 1), visant à :

  • Favoriser le travail de groupe et la coopération
  • Concevoir un commun 2)
  • Être agent⋅e de la documetnation du cours tel une recette avec un principe de résistance3)
  • Produire un carnet de bord qui peut être relié aux pratiques pédagogiques des naturalistes

Qu'est ce que le biomimétisme

Séance de travail de groupes entre sémantique, polysémie, et association de mots pour entrevoir la force relative des habitudes

Les groupes s'auto-organisent, l'intervenant facilite la séance et rappel l'intérêt du pad et des efforts de critiques

Biomimétisme cela vous fais penser à quoi ?

  • intelligence de la nature
  • reproduire le vivant
  • diversité et résilience
  • Gauthier Chapel
  • Pablo Servignes théorie de l'effondrement
« En réalité, tout en se revendiquant pour certains de gauche, voire libertaires (comme Servigne), les collapsologues ne rompent pas avec la volonté de continuer à gouverner les êtres humains comme ils le sont maintenant au sein du libéralisme autoritaire, voire de durcir les modes de gestion. » Trigger warning : fin du monde – Harz-Labour – solitudes intangibles

+ Le « Le problème avec la collapsologie » de Nicoals Casaux

Exemple de biomimetisme

  • inspiration depuis la nature : scratch avec du velcro avec la plante bardane. Aussi appelé exemple marronier du biomimétisme

Puis les participant⋅e⋅s sont invité⋅e⋅s à former des groupes de travail visant à travailler par elles et eux même, de chercher des sources et contre-exemple, syllogisme et déconstruction de structure de logique, sur le concept « Biomimétisme ».

Termes issus de nos reflexions précédentes :

  • Biomorphisme
  • Bioimitation
  • Bio-utilisation
  • Anthropocentrisme
  • Coopération
  • Symbiose
  • Osmose
  • Symbiose

Effort de Définition biomimétisme groupe 2

concept imitation / inspiration (en vue d'objectif d'humain)

2 Notions : quelle échelle de taille et du temps = accélération ce qui nous fait perdre le lien avec la nature

Idée qu'il y ait de l'innovation

Effort de défintion du groupe 1

Organisation GROUPE 1 (Kenza-Audrey-Audrey-Dina-Victor)

Notre fonctionnement pendant la séance :

Recherche et mise en commun des idées, définitions,

Construire une définition du Biomimétisme

Le vivant, peut être ; le vivant depui quand ?

3,8 milliards d'années ?

Inspiration –> imitation –> temporalité

Consensus sur 3,6 milliards d'années ; interrogation sur 3,6 à 4 milliards d'années ; zéro trace au-delà de ça.

Corriger certains préjugés qu'on peut avoir sur les origines de la vie, lire la Note « Rencontres Exobiologie pour Doctorants 2019 » rédigée à pour cet effet

Approche multidisciplinaire du vivant : philosophie, biologie, anthropologie… –> interprétation de la définition à chaque fois

Différence imitation / inspiration ? Liées à des Objectifs humains :

  • suroxygénation pour accélérer le processus de compost ;

–> inspiration du vivant + créativité humaine pour augmenter l'efficacité/rentabilité = perte du caractère durable/résilient des processus biologiques

Utilisation comme un outil ; notion d'innovation.

  • Biomimétisme = notion de durabilité ?

Mise en commun des travaux

À l'avocation des mots « Résilience » et « durablité », trois exemples sont pris et explicités :

Mise en perspective

avec l'état de défintion et d'explication de l'art actuel du biomimétisme

Au début du XXe siècle, les principes d’hybridation des univers culturels et des pratiques par l’exemple d’Otto Herbert Schmitt l’on conduit à nommer et clarifier le terme biomimétisme pour décrire un “mode d’exploration du Vivant en tant que source de solutions efficientes et moins coûteuses à de nombreux problèmes.”

Puis la question « profonde » de ce que la nature est en définitive fût traitée par Freya Mathews dans une approche plus holistique

A ce titre, l’écopsychologie, ayant émergé dans les années 90 aux Etats-Unis et encore peu connue en France, tend à remettre le lien primal entre l’humain et la nature au centre du champ de réflexion, en vue de trouver le chemin vers la reconnexion de l’individu avec son environnement naturel. L’objectif étant de remédier à nos addictions et excès induits par nos sociétés modernes (excès de consommation / de technologie…) et de pouvoir ré-actionner les leviers inconscients qui nous permettront de renouer avec le sauvage et d’agir pour la protection de notre “Terre Mère“. L’écopsychologie s’inspire en partie de la “ Théorie Gaïa ” : selon la théorie GAÏA (1974) la vie crée et entretient les conditions propices à la vie.

Plus récemment, à partir de 1998, le biomimétisme en tant que discipline scientifique est démocratisé par Janine Benyus qui en définit les trois principes de base :

« “Comment s’inspirer des organismes vivants pour être durable (grâce aux principes du vivant) et accélérer la créativité pour agir plus rapidement dans les transitions à faire-le biomimétisme ou le chemin de la survie” » selon Janine Benyus
  1. La nature comme modèle est le principe poétique de biomimétisme, car il nous raconte comment les choses doivent être idéalement “mises au monde”
  2. La nature comme mesure est le principe éthique du biomimétisme, car il nous indique que la nature impose des limites ou des normes éthiques sur ce qu’il est possible pour nous d’accomplir.
  3. La nature comme mentor est le principe épistémologique de biomimétisme, car il argue que la nature est la source de la vérité, de la sagesse, de la liberté de l’erreur ou envisager la nature comme source de sagesse et de connaissances fondé sur la liberté de “l’essai-erreur” - repenser notre place dans l’écosystème Terre avec humilité

Les principes du vivant (via Biomimicry 3.8) sur lesquels s’appuyer

  • Évoluer pour survivre
  • Repérer les stratégies qui fonctionnent
  • Intégrer l’imprévu/ l’inattendu
  • Réorganiser/remanier les informations
  • Utiliser efficacement les ressources
  • Utiliser un design multi-fonctionnel
  • Utiliser des procédés sobres en énergie
  • Recycler tous les matériaux
  • Adapter la forme à la fonction
  • S’adapter aux changements de conditions
  • Préserver l’équilibre par auto-régénération/maintenir son intégrité en se renouvelant soi-même
  • Renforcer sa résilience grâce aux variations, a la redondance/duplication et à la décentralisation
  • Inclure la diversité
  • Unir le développement (et la croissance ?)
ou décroissance et frugalité ?

effectivement la notion de croissance est à remettre dans son contexte de 1997 soit 20 ans en arrière! et la notion de “croissance” au sens littéral (grandir) est à envisager dans la perspective de croître jusqu’au point maximum soutenable par son environnement avant de passer à la “reproduction / duplication”

  • Combiner des composants modulaires et emboités
  • Construire de bas en haut (bottom-up)
  • S’auto-organiser
  • Être connecté et réactif aux conditions locales
  • Utiliser l’énergie et les matériaux locaux/facilement accessibles
  • Cultiver les relations de coopération
  • Investir dans les processus cycliques
  • Utiliser les boucles de rétroaction
  • Concevoir une chimie respectueuse du vivant

construire en utilisant une sélection réduite d’éléments (carbone, oxygène…) décomposer ses produits en composés bénins/inoffensifs, pratiquer la chimie dans l’eau

Notes des particpiant⋅e⋅s

Henri Dicks : “de la ville anthropomorphique à la ville biomimétisme” 4) Avec lui, Xavier et un autre ont défini le biomimétisme comme “un ensemble de pratiques” car plusieurs disciplines. Ensemble d'essais-erreurs pour réinterroger notre rapport au vivant.

Imitation :

  1. Formes
  2. Matières et matériaux (comportement physico-chimique)
  3. Systèmes (c'est plus compliqué)
« Le biomimétisme, s’inspirer du vivant et de la nature pour résoudre des défis sociétaux, est un ensemble de disciplines et de pratiques qui a pour dessein d’imiter les matériaux, les formes, les mécanismes et les systèmes éprouvés par les conditions, les exigences et les contraintes de l’évolution du vivant. Ces velléités d’innovations sont liées aux notions de transfert de processus biologique et / ou physique et / ou chimique dans les nouvelles fabrications humaines.
Le biomimétisme est un processus d’apprentissage, basé et implanté au sein de l’expérimentation et du prototypage, interrogeant l’éthique, promettant une écologie (science de l’environnement) et des moyens plus soutenables (respect de l’environnement). Le travail de conception, le travail de biologie, le travail du code, le travail de l’architecture, et les autres disciplines, ne sont que des effets de bord de ce processus d’apprentissage. Nous devons apprendre à apprendre et apprendre à partager les connaissances, les pratiques et les documentations pour exercer le biomimétisme. Le Biomimétisme sans prototypage, sans expérimentation, sans connaissance libre, n’existe pas. Pour ces conditions, nous avons besoin d’un système libre et open source. »

Sortie exploratoire en fin de matinée

Pour mettre en artique les concepts travaillés en début de matinée, avec objectif d'observation sur le site de UniLasalle EME et inspiration par le vivant, issue d'un méthode telle que https://xavcc.frama.io/biomimicry-method

Après-Midi

Les participant⋅e⋅s sont invité⋅e⋅s à retranscrire sur le pas leurs impressions, notes, relevès et croquis du matin lors de la sortie exploratoire avec comme ajout les données :
  • Date et heure, coordonnées géographique
  • Description des conditions météorologiques
  • Méthodes de découverte
  • Contexte de l'environnement proche de leur objet observé

Bourgeon plastifié

  • Date : le 13 mars 2019 à 12h
  • Localisation : site de l'EME
  • Contextualisé : Sortie apprentie naturaliste derrière l'EME.
  • Méthode : Observation/photographie/

bourgeons.jpeg

Un morceau de bois sec, cassé, isolé et pourtant quelque bourgeon vert, doux et fragile au toucher.

Entouré de plastique au sol, juste à coté du béton, du son des avions.

  • Pourquoi ?
  • La fragilité du bourgeon face à un environnement anthropisé et dégradé.
  • La force car encore de la vie dans un milieu hostile.
  • Symbole du tiers-lieu, fragile, renouveau, espoir d'une autre vision, pris entre deux univers, deux périodes.

Paquerettes

GWENDOLINE

orientation vers le soleil / nom pétales = éfficacité énergétique + résistance au vent

Plantes

ELODIE, Ce que cela m'a inspiré sur le biomimétisme.

(date, localisation, contexte - cadre - méthode - décrire l'environnement - expliquer le pourquoi)

  • Observations au 13/03/2019,
  • Localisation : aux abords de l'EME
  • Contexte :
    • Cadre : aller à l’extérieur, analyser quelque chose dans notre environnement à la façon des naturalistes.
  • Méthode : j'ai dessiné ce que je voyais dans cette intersection puis touché les feuilles pour découvrir la structure
  • Description de l'environnement : un trottoir, une route et de la végétation dans l'intersection , beaucoup de végétation différente, des feuilles mortes, des brindilles mortes. 8 plantes différentes dessinées,
  • Expliquer le pourquoi : Impressionnée par la diversité de petites plantes qui poussent dans un endroit recouvert par l’être humain ou a priori on ne s'attend pas à voir quelque chose pousser.

Ces plantes auraient-elles réussi à pousser dans cet endroit improbable toutes seules ou ce sont-elles entre-aidées ?

Arbre

VICTOR

Arbre = impression de solidité. Au toucher, semble inébranlable. L'écorce semble être un support de vie pour de nombreux organismes : lichens le long du tronc, mousses un peu plus en hauteur. Différences de textures (lichen rugueux, mousses douces).

Bourgeons naissants sur l'arbre. Notion de rythme du vivant (synchronisation plantes-pollinisateurs-autres) : phénologie. Lien avec la saison : on sort de l'hiver et mine de rien ça se réchauffe !!

Arbre = oasis de vie ? Compétition photosynthétique au détriment des fleurs qui poussaient moins sous les arbres ? Plusieurs espèces sur la pelouse : apparente diversité végétale.

Fleurs de merisier : odeur agréable ; rôle attractif pour pollinisation ?

Arbres

Audrey C

Observation regroupement d'arbres sur le campus : Depuis l’observation élément par élément jusqu'à l'ensemble paysager

Mots inspirés par la nature environnante : Rugosité, Vie, Hétérogénéité, légèreté, verdure, saisonnalité, solidité - Espèces non présentes au sein du triangle formé par les arbres, alors que très présentes partout ailleurs : compétition pour la lumière? → photosynthèse?

Quelques bourgeons, Lichens très présents

Sons de la nature pollués par le bruit de fond des voitures

tronc_arbre.jpg lichen.jpg

⇒ Nous sommes partis de l'élément observé : tronc + écorce , pour lesquelles nous avons recherché les propriétés mécaniques. Puis rapprochement avec une problématique humaine en l’occurrence la solidité des constructions.

Protection, Support, Solidité : 3 propriétés importantes

S'inspirer du comportement de l'arbre en conditions de tempête ou tremblement de terre pour nos constructions; Exemple du Pin maritime

Buissons

Alexis

Parmis les espèces observées : un buisson épineux aux bourgeons alors protégés par ces ramifications/épines : système de défense - de répulsion des prédateurs. Métaphore de la proriété privée et de son magnifique grillage barbelé.

La surface foliaire de la feuille de pissenlit est la plus grande par rapport aux autres espèces présentes sur site : compétition photosynthétique.

Packaging nescafé en plastique : Plusieurs millions d'années de décomposition pour arriver jusqu'à un tel résultat, ce bon vieux pétrole.

Cédricomimétisme : Lorsqu'un individu fait preuve d'écoresponsabilité, suivre son exemple.

Nid

Audrey L

(le 13/03/2019 près du parking de l'EME, lors d'une (courte) sortie d'observation de la nature/biomimétisme avec la promo) Mon regard s'est posé sur un arbre non loin (nom?) et plus particulièrement sur un nid perché !

Tout en observant ce “panier” fait de banchages et de terre, j'entends les oiseaux (dont je ne connais malheureusement pas leurs noms).

Impressionnée par le technique de croisement des brindilles pour tenir en équilibre sur 3 branches, je suis interrompue par un drôle d'oiseau en arrière plan. Ce doit être un avion, dont le son est moins poétique et raffiné… Il s'agissait en fait d'Alexis.:-P

Bref, revenons à la nature, il ne reste plus qu'une feuille sur l'arbre en cette fin d'hiver. Les bourgeons sont déjà présents au bout de chaque branches !

N'ayant pas le coup de crayon, j'ai pris des photos :

PHOTOS

nid.jpg nid_1.jpg nid_2.jpg

–> Parallèle du NID avec le biomimétisme : ici bio-utilisation

  1. en architecture, le stade national de Pékin (Běijīng Guójiā Tǐyùchǎng) est conçu en forme de nid 5). C'est juste visuel (biomimétisme des branchages) ; sa forme ovale est déjà utilisée pour les stades… ;
  2. idée de glaner des matériaux (locaux et existants) pour construire une habitation, un refuge –> transposé à l'économie circulaire : récupérer des déchets pour construire des habitations, du mobilier 6), autres ? ;
  3. avec de l'osier, possibilité de faire un panier, en forme de nid pour transporter des choses ou créer un nid artificiel d'appoint 7) ;
  4. ou encore l'osier permet de faire un parterre au pied de l'arbre 8) ou une petite clôture (nid de jardin) 9) ;

Fleurs et épines

Le mercredi 13 mars à midi, balade aux environs de l'EME pour observer la nature

fleurs_epines.jpg

Vagabondage qui a débuté par les aubépines et aussitôt lever des yeux vers le ciel. Des sensations d'air frais en observant un nuage, émerveillée par la légereté de ce nuage et de ces formes changeantes

Ensuite, mon regard a été attiré par la ramification d'un poirier, avec des bougeons qui semblaient doux et en réalité cette douceur était visuelle et non tactile la forme géométrique et aérienne de ces ramifications furent une sensation agréable Puis dernier vagabondage vers un jonc fleurie. attiré par la beauté, j'ai été surprise par la dualité entre la beauté visuelle de la fleur jaune et le piquant des branches.

Cette dualité entre douceur et dureté est une belle astuce de la nature ;-)

REf :http://www.vegetalcity.net/luc-schuiten/

D'un participant :

Arrivé en retard donc l'idée me fait penser à ce passage de mon article que j'ai à terminer. “Et oui, encore désolé de le dire mais à la suite d’Edgar Morin pour qui : « La poésie est libérée du mythe et de la raison tout en portant en elle leur union. L’état poétique nous transporte à travers folie et sagesse au-delà de la folie et de la sagesse. »[1] , même si on peut bien évidemment discuter cette proposition, je pense et reste convaincu depuis fort longtemps que cette entrée est nécessaire pour comprendre le monde, qu’il soit scientifique ou pas, rationnel ou pas, instrumental ou pas. Il s’agit sans doute d’un retour en humanité ou la nature retrouve son droit à ne pas être contrôlée ni maitrisée, mais respectée pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle nous donne[2], sans forcément toujours chercher à la comprendre et/ou la transformer. En tous les cas, le débat sur la « bio-géo-ingénierie » et le biomimétisme est lancé même si, bien évidemment, cette dernière discipline est sans doute particulièrement intéressante.” [1] Edgar Morin, « Amour, Poésie, Sagesse », Edition du Seuil, Paris, 1997 [2]

Phase de pré-conception

Après la mise en forme et expression de leurs observations, les apprenant⋅e⋅s sont invité⋅e⋅s à former des groupes de travail ou à travailler seul⋅e sur une phase d'idéation / de pré-conception d'un prototype en partant de leurs esquisses

Groupe 1

Anne, Gwen, Cedric, Alexis, Charles, Elo

1) Expliquer comment vous avez travailler

  • tour de table, chacun à décrit ces observations et ses interprétations
  • analyse des points communs entre nos observations : attirance & répulsion

2) Expliquer pourquoi vous avez travaillé ainsi :

  • photo d'anne : concept explicite & esthétique ⇒ elle nous a donné envie de travailler dessus
  • Photo d'un jonc fleuri : dualité de la beauté et la répulsion, c'est très méchant, cela pique très fort. Une petite abeille butinait et a pu se faufiler alors qu'anne n'a pas pu attraper la branche

3) Exposer votre hypothèse et ses usages

  • Hypothèse pour interpréter la photo du jonc :
    • C'est beau mais cela selectionne ⇒ fonction de selection du jonc
    • L'abeille proche de la fleur est protégée par les piques ⇒ fonction de protection
    • Ces 2 fonctions sont possible grace à la morphologie de la plante

Prototypes / Idées

3.1) nudge : abri-immeuble, cactus, reproduit les formes d'une plante qui attire l'oeil mais qui ne permet pas de s'allonger

3.2) gamelle avec des picos : le chat ne peut pas manger de manière classique, il est obligé d'utiliser sa patte pour faire sortir la croquette

3.3) pour protéger les ruches construire un prototype d'une ruche qui attire les abeilles et empêche les frolons d'entrer car ils sont plus gros

Groupe 2

Kenza, Dina

une bio-utilisation

Petite sortie sur le campus de Ker Lann où fleurissent joyeusement les pâquerettes sur certains endroits. Ça sent la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Nous avons observé ces petites merveilles.

Une petite pâquerette légère mais bien résistante au vent, une tige bien poilue, avec des petites gouttes d’eau tout autour.

  • Méthode de travail :
    • Observation- dessin/photo- recherche –hypothèse – proposition d’une bio-utilisation.

Partir de l’observation de la nature permet d’avoir une démarche biomimétique, une inspiration.

  • Observation : petit espace vert campus ker lann où fleurissent de jolies petites pâquerettes blanches attirant auprès d’elles les insectes passant par là.
    • Echantillon de paquerette : Couleurs : blanc/jaune/vert/violet-rose- Petit poil sur la tige (goutte d’eau accroché, rosée du matin)
  • Hypothèse : les pâquerettes permettent de capter l’humidité et d’attirer les insectes.

Prototype

ajout de parterres de pâquerettes en ville sur les toits ou els espaces disponibles ( les parcs, jardins partagés, etc) pour rafraichir l’environnement de la villes et attirer plus d’insectes.

Ce serait d’abord une phase test pour vérifier notre hypothèse avec la mise en place de capteurs d’humidité.

  • Facteurs d’échec : la pollution !

Mise en commun et facilitation

Après cette phase de travail de prospective et d'utilisation de leur contenu propre, les participant⋅e⋅s mettent en commun leurs intentions.

Puis nous avons abordés trois nouvelles phases

Définition de la résilience

Capacité d’un matériau ou d’un système à s’adapter au sein d’une forme générique donnée en conservant son intégrité initiale avant d’en franchir le seuil. Le franchissement du seuil génère une nouvelle identité et implique donc la sortie de la résilience

Chez un organisme, une espèce ou un écosystème il s’agit d’être en capacité de résister et de surmonter des perturbations importantes (catastrophe naturelle, ou technologique, marée noire, etc.) pour retrouver un fonctionnement normal. La résilience est en général fonction de la diversité et de la complexité des écosystèmes et du patrimoine génétique des individus. Plus la diversité est élevée au sein d’un espèce ou d’un écosystème, plus la résilience, à une pandémie par exemple, sera élevée. Plus une espèce à des interaction symbiotiques avec d’autres espèces plus elle a de chance de pérennité ( cf les travaux d’Eric Karsenti sur les données génétiques des planctons)

Prévoir ???

Ce que la nature fait remarquablement bien c’est apporter des solutions locales s’inscrivant dans un écosystème global. Il est heureux de constater que depuis un dizaine d’années maintenant nous tentons également de développer des solutions locales pour des enjeux globaux. Un exemple qui me tient à cœur est celui de la ville de Rotterdam menacée de disparaître à cause de la montée de eaux. Arjan Wardekker a adapté les réponse de résilience de la nature pour résoudre les problèmes d’une ville qui lui est chère. (Wardekker J. et al. (2010) “Operationalising a resilience approach to adapting an urban delta to uncertain climate changes”, Technological Forecasting and Social Change)

Voici une approche par la résilience, qui a été développée dans le cadre de la mise en place d’une politique d’adaptation aux changements climatiques.

Les 6 principes de la résilience qui y sont définis sont :

  • Homéostasie : des boucles multiples de rétroaction pour contrer les perturbations et stabiliser le système ; l’homéostasie est la capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures.
  • Omnivore : la vulnérabilité est réduite par la diversification des ressources et des moyens ; comme dans la nature l’ultra spécialisation entame les potentiels de survie.
  • Flux rapide : des mouvements des ressources rapides à travers le système assurent la mobilisation de ces ressources pour faire face aux perturbations.
  • Niveaux hiérarchiques faibles : afin de mettre en œuvre rapidement des réponses très locales non standard. Comme chez nos amis les fourmis ou les rats.
  • Capacité tampon : capacités centrales sur-dimensionnées de telle sorte que les seuils critiques soient moins susceptibles d’être franchis. C’est ce qui est à l’œuvre dans les végétaux du désert et leur capacité interne en eau.
  • Redondance : les fonctions se chevauchent, et un relais peut ainsi être assuré si certaines échouent. Les espèces d’animaux redondantes sont celles qui exercent la même fonction au sein de l’écosystème. Comme les vautours et les hyènes dont les fonctions de découpage des animaux morts sont une même fonction pour deux espèces.

Déconstruction des mythes

En creusant par exemple le constructivisme social, ou en faisant exprimer les sens communs contenus dans le groupe apprenant pour déconstruire les biais d’approche et d’interprétation de la nature.

mythwheel.jpg

Si le biomimétisme consiste à imiter, ou s’inspirer, des matières, formes et systèmes, produit par le vivant, alors ce procesus du vivant qui repose sur des processus physique, chimique et biologique qui peuvent être objectivés.

Les représentations de la nature à l’âge de l’Anthropocène doivent être interogées par et pour le groupe, documentées pour l’au-delà du groupe, pour un commun.

Investiguer les rapport entre biomimétisme et éthique, comme exemple ICI

Fil narratif des flux

étape de transition entre la déconstruction des mythes et l'étape de prototypage

Concevoir une histoire des flux d’informations, de matières et d’énergie qui intérragissent sur le terrain étudié.

  1. Identifier le matériel vivant (bio-indicateur) ou les indices que vous pourriez mésurer pour construire une chaine d’évènements des matériaux issus des processus biologiques en explorant le site.
  2. Recueillir du matériel par le biais de photographies, de croquis, d’échantillons, de mesures.
  3. Rechercher la cause et l’effet, l’action et la réaction. Le matériel pourra être analysé sur place ou en laboratoire.
  4. Organisez vos résultats et essayez de créer une séquence d’événements. Téléchargez vos données et conclusions sur le web.
  5. Partager vos données avec les licences appropriées pour faire ciruler vos ressources et permettre de les améliorer.

Complément textuel

Augmenter votre fil narratif d’un texte écrit ou vocal pour permettre un compréhension plus fine des conditions de votre langage de recherche et des condtions d’acceptabilité de ce fil naratif des flux.

Outils du prototypage

Créer une trousse d’outils interdisciplinaires à utiliser sur le terrain investigué ou en proximité immédiate.

Les outils pourraient être pour un approfondissement des fonctions du vivant, par exemple: observation, expérimentation, cartographie, surveillance, etc.

Conseils:

  • Inviter des personnes de diverses disciplines et professions à effectuer des études sur le terrain.
  • Identifier les outils/équipements utiles pour les aider à explorer les terres en friche, par exemple, un architecte paysagiste peut fréquemment avoir besoin d’utiliser un ruban à mesurer pour déterminer les courtes distances.
  • Créer un inventaire des outils par ordre de préférence de 1 à 10 (1 représentant le plus utile).
  • Déterminer comment ces outils peuvent être substitués, improvisés et fabriqués par la main de l’humain
  • Identifier les techonologies additives, cognitives, informationnelles, complémentaires nécessaires à la fabrication.

Explorer:

  • L’esthétique de la nécessité du vivant observé
  • Hybridité de cet objet vivant
  • Les technologies anciennes et nouvelles qui permettent de l’imiter
  • Fonctionnalité de ce vivant
  • Inutilité pseudo-apparente du vivant observé

Conclusion de journée

Il a été demandé aux participant⋅e⋅s de choisir une licence pour ce document et de l'apposer à la suite de réflexions post journée de travail sur ce document. Il a été pécisé l'intérêt d'user d'une licence libre tout en laissant libre la cohorte de ces choix propres, y compris de ne pas utliser de licence et donc d'appliquer par défaut le strict droit d'auteur applicable en France https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_d%27auteur_en_France

Note sur libertés et œuvres : https://notecc.frama.wiki/norae:gouvernance_note-libertes-oeuvres

Bibliothèque et médiathèque

  • Walden ou la vie dans les Bois, de Henry David Thoreau (1817-1862)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Walden_ou_la_Vie_dans_les_bois

Autres cours sur le biomimétisme

Licence de l'œuvre

Licence Creative Commons pour Cours de Biomimétisme EME Unilasalle 2019 par les particiant⋅e⋅s à ce cours, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 4.0 International. Fondé(e) sur une œuvre source.

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norae/biologicus/biomimetisme_note-cours-eme-2019.txt · Dernière modification: 2019/03/21 15:37 par xavcc